MARCHE PÈLERINS D’ESPÉRANCE DU 27 SEPTEMBRE 2025
En cette fin de septembre, nos trois paroisses de la Romanaise se sont retrouvées pour marcher ensemble et témoigner ainsi de l’Espérance qui nous anime.
Un chemin qui débuta au sanctuaire de la Bienheureuse Béatrix, après l’accueil convivial autour d’un café et d’une dégustation de Pogne.
Occasion de nous rappeler l’histoire de ce lieu et de resituer l’histoire du port d’Ouvey et l’origine de la raviole.
Occasion aussi de réentendre les paroles du pape François nous parlant de ce chemin d’espérance, chemin de tout chrétien : « De cet entrelacement entre espérance et patience apparaît clairement le fait que la vie chrétienne est un chemin qui a besoin de moments forts pour nourrir et fortifier l’espérance, compagne irremplaçable qui laisse entrevoir le but : la rencontre avec le Seigneur Jésus. »
Ce chemin, nous permit de rencontrer nos compagnons de route, heureux ensemble de pouvoir admirer les paysages et profiter du bon air, de regarder autour de nous, d’écouter, de sentir
Une première halte permit de nous mettre à l’unisson de François le petit pauvre d’Assise, de rendre grâce à Dieu pour cette Création, de nous interroger sur notre relation à la nature.
Cantique des Créatures qui nous invite également à nous tourner vers nos frères surtout les plus vulnérables.
Arrivés à St Paul les Romans, nous nous sommes mis à l’écoute du pape François, nous invitant à approfondir nos chemins d’espérance en devenant de véritables pèlerins de cette espérance. Il nous propose de poser nos regards sur les migrants : « Il devra y avoir des signes d’espérance à l’égard des migrants qui abandonnent leur terre à la recherche d’une vie meilleure pour eux-mêmes et pour leurs familles. Que leurs attentes ne soient pas réduites à néant par des préjugés et des fermetures ; que l’accueil, qui ouvre les bras à chacun en raison de sa dignité, s’accompagne d’un engagement à ce que personne ne soit privé du droit de construire un avenir meilleur. »
Nous avons accueilli cet appel à travers l’évangile du Bon Samaritain. Le bon Samaritain a montré que « notre existence à tous est profondément liée à celle des autres : la vie n’est pas un temps qui s’écoule, mais un temps de rencontre »
La conclusion nous a été donnée par une sœur vietnamienne : « L’espérance c’est quelqu’un, ce n’est pas quelque chose, c’est quelqu’un que j’attends, en qui je mets tout mon espoir, c’est quelqu’un qui me donne la joie, la paix et le bonheur …Mais je pense qu’il y a un autre pays qui est mon vrai pays, c’est le Royaume de Dieu et je pense que c’est là mon vrai espoir. Nous sommes sur le chemin vers le vrai pays, le Royaume de Dieu »
Puis vint le temps du repas.
Une autre halte…
Et le pèlerinage reprit pour nous conduire à Romans, à St Barnard où eu lieu la messe de clôture.
« Chers frères et sœurs, au nom de notre communauté paroissiale, bienvenue à tous.
Nous venons de vivre un pèlerinage inter-paroissial qui fut un beau moment de prière, de marche et de fraternité. Ce moment partagé nous rappelle que nous ne sommes pas des croyants isolés dans nos paroisses respectives, mais un peuple en marche, unis par la foi et guidés par le Christ. Que ce que nous avons vécus aujourd’hui nous aide à continuer notre chemin ensemble, à nous soutenir mutuellement et à témoigner dans nos paroisses et au-delà, de l’amour de Dieu qui nous rassemble ».
Avant de nous séparer, nous avons dit ensemble la prière de Mgr Balsa Évêque, accompagnateur de la pastorale des migrants :
« Dieu de la route et de l’avenir, tu marches avec ton peuple en exil depuis les temps anciens. Aujourd’hui encore, tu parles à travers la vie de tant de femmes, d’hommes et d’enfants qui quittent leur terre, poussés par la faim, la guerre ou le rêve d’un avenir digne.
Donne-nous d’accueillir leurs pas comme le Christ crucifié qui vient à notre rencontre, car ils sont, au cœur de nos sociétés parfois repliées, des missionnaires d’espérance, témoins vivants que la vie est toujours plus forte que l’exil. Apprends-nous à voir dans chaque visage migré ton visage de Ressuscité.
À discerner les signes des temps dans leurs histoires, leurs luttes, leurs chants. À agir avec courage et justice pour bâtir des ponts, et non des murs. Et à aimer sans mesure, comme toi tu nous aimes.
Fais de nos communautés des lieux de rencontre, où chacun (quelle que soit sa langue, son origine, son histoire ) trouve place à la table commune, et découvres-en l’autre un frère, une sœur, un compagnon de route.
Seigneur, rends-nous fidèles à l’espérance que les migrants et les réfugiés sèment parmi nous. Amen. »
Philippe Luciani
Paroisse Saint Pierre des Monts du Matin

























